Au creux d’un vallon boisé de Haute-Loire, à 1100 mètres d’altitude, trois chalets de rondins poussent comme s’ils avaient toujours été là. Des fustes en Pays du Mézenc ne ressemblent à aucun autre hébergement de la région : Johane, l’hôte, les a bâtis lui-même, un rondin après l’autre, dans la plus pure tradition scandinave. Avec sa compagne Éléonore, il accueille les vacanciers à Fay-sur-Lignon, à la lisière de la Haute-Loire et de l’Ardèche. Voici ce qu’il faut savoir sur ce lieu confidentiel qui collectionne les avis enthousiastes.
Un gîte en rondins niché dans un vallon de Haute-Loire
L’adresse précise : 280 chemin du Pâtural des Chiers, 43430 Fay-sur-Lignon. Trois logements indépendants composent l’ensemble, baptisés selon les essences locales : Sapin, Épicéa et un troisième hébergement insolite. Tous regardent vers la forêt, posés au fond d’un vallon que les bêtes traversent en silence.
Le confort moderne n’a pas été sacrifié à la rusticité du décor : cuisine équipée, salle d’eau chauffée, poêle à bois, isolation soignée. Côté capacité, les fustes accueillent de 2 à 5 personnes selon le logement. Les tarifs démarrent autour de 82 euros la nuit, animaux acceptés moyennant supplément. Une note Google de 4,9 sur 5 sur 49 avis dit assez bien le niveau de satisfaction des voyageurs qui ont posé leurs valises ici. Pour situer l’adresse dans son écosystème touristique local, on peut aussi consulter notre tour d’horizon des gîtes insolites en rondins du plateau du Mézenc.
La fuste, un savoir-faire venu du Nord

Une fuste n’est pas un chalet ordinaire. Le terme désigne une technique de construction par empilage de grumes écorcées, ajustées par contre-profil pour assurer l’étanchéité sans isolant ajouté. C’est l’art ancestral des pays nordiques, de la Russie, du Canada, transposé ici dans les volcans d’Auvergne. Chaque rondin garde sa forme brute, son écorce retirée à la main, son grain visible. Pour comprendre dans le détail les étapes de construction d’un chalet en fuste, de la sélection des grumes à l’assemblage final, le sujet mérite qu’on s’y attarde.
Johane a bâti sa propre maison selon cette méthode avant de se lancer dans l’aventure des gîtes. Le bois utilisé est local, non traité, posé sans cuisson industrielle ni colle. La toiture est végétalisée. Résultat : un bâti qui respire, qui se patine avec les saisons et qui peut tenir plusieurs siècles. Le label Meublé de tourisme 3 étoiles est venu valider la démarche.
Une fuste bien construite peut durer des siècles et à la fin de sa vie, les matériaux sont biodégradables.
Le plateau du Mézenc, terrain de jeu grandeur nature
Les fustes ne se résument pas à leurs murs. Tout autour, le plateau du Mézenc-Meygal déploie ses paysages volcaniques sur la frontière Haute-Loire / Ardèche, à plus de 1100 mètres d’altitude. Un territoire encore peu fréquenté, qui change radicalement de visage entre juin et janvier.
Été : randonnées, vélo et baignade
Plusieurs départs de sentiers s’ouvrent directement depuis le gîte. À pied, en VTT ou en course nature, les itinéraires grimpent vers le mont Mézenc (1753 m) ou descendent vers le lac de Saint-Front, à une heure trente de marche. Une rivière coule à 500 mètres pour les baignades fraîches d’altitude. Au village, à trente minutes de marche, on loue des vélos et on s’attable dans deux ou trois bonnes adresses.
Hiver : raquettes, neige et silence
L’hiver transforme le décor. Le plateau se couvre de neige, les fustes prennent des allures de cabanes finlandaises et Johane prête volontiers des raquettes pour partir à la trace. Aucune remontée mécanique à proximité immédiate mais c’est précisément l’intérêt : le silence, l’air vif, les sapins sous la neige et la chaleur du poêle qui attend au retour.
Une parenthèse détente sauna et bain scandinave
L’autre marque de fabrique des lieux : un espace bien-être privatif de vingt mètres carrés, posé en lisière de forêt. À l’intérieur, un sauna traditionnel et un bain scandinave alimenté au bois. La baie vitrée donne directement sur les arbres et la faune sauvage. On chauffe le bain l’après-midi, on attend la nuit, on se glisse dans l’eau brûlante avec le froid mordant sur les épaules. C’est une expérience qui justifie à elle seule un séjour de deux nuits.
| Logement | Capacité | Tarif indicatif | Particularités |
|---|---|---|---|
| Sapin | 2 personnes | À partir de 104 €/nuit | Classé gîte, animaux acceptés |
| Épicéa | Jusqu’à 5 personnes | À partir de 82 €/nuit | Adapté aux bébés |
| Hébergement insolite | 2 personnes | Sur demande | Vue forêt directe |
Ce qu’il faut savoir avant de réserver
Quelques détails pratiques valent le détour. L’arrivée se fait entre 17 h et 21 h, le départ entre 8 h et 11 h. La gare la plus proche se trouve au Puy-en-Velay, à trente kilomètres, soit une demi-heure de voiture. Les animaux sont acceptés avec un supplément de 30 euros, les soirées festives sont proscrites et l’établissement est non-fumeur.
Côté ravitaillement, le bourg de Fay-sur-Lignon est à trente minutes de marche, avec commerces et restaurants. Un petit-déjeuner peut être servi sur place selon les périodes. La réservation passe par le site officiel fustesdumezenc.fr ou par la plateforme GreenGo, spécialisée dans l’hébergement éco-responsable. Pensez à réserver tôt l’été et autour des fêtes : l’adresse circule sur Instagram, où près de dix mille abonnés suivent les saisons du gîte.







